Bruxelles au bout du fil

Relancer le tourisme par ces temps d’attentats à répétition n’est pas une mince affaire. La ville de Bruxelles, touchée malgré elle par les catastrophes survenues dans la capitale française ne se démonte pas et fait montre de sa répartie en proposant une nouvelle campagne.

En janvier 2016, la région Bruxelles-Capitale retombe sur ses pattes après l’état d’alerte maximal lancé suite aux attentats du 13 Novembre à Paris. Malgré une chute de 20% du nombre de visiteurs enregistrée en décembre, la ville ne perd pas de son dynamisme.

La ville mène, depuis le 07 Janvier, une campagne innovante nommée #CallBrussels, orchestrée par visit.brussels. Elle est le fruit de la collaboration entre Toerisme Vlaanderen et Wallonie-Bruxelles Tourisme. Son but ? Assurer aux touristes que la capitale belge reste une destination de choix.

Les Bruxellois eux-mêmes défendent ainsi leur ville et montrent au reste du monde que l’appellation de ‘zone de guerre’, donnée par les médias internationaux, ne correspond pas à la réalité. Par un innovant agencement, trois téléphones ont été installés dans trois lieux emblématiques (Mont des Arts, place Flagey à Ixelles et place communale de Molenbeek) et ce sont des Bruxellois qui répondent au bout du fil !

Il a suffi, pour avoir la chance de communiquer avec l’un d’eux, de se rendre sur le site dédié à la campagne et de choisir l’un des trois lieux à appeler entre 9h et 19h tous les jours de la semaine. Un bruxellois (à priori) décrochait le téléphone et la discussion autour de la ville démarrait, chacun des interlocuteurs pouvant se voir grâce à la webcam installée sur le dispositif.

How is life in Brussel today ?

Bien sûr, la campagne pouvait paraître au début quelque peu hasardeuse. Le téléphone sonne, les passants y restent indifférents. Un interlocuteur décroche et ne joue pas le jeu de la promotion de la région. Ou alors c’est l’incompréhension totale entre les interlocuteurs qui ne parlent pas la même langue – malgré la réputation des habitants de la capitale pour leur connaissance des langues étrangères. Le pari est d’autant plus remporté !

« À partir des images faites par les webcams, un petit film a été déployé sur les réseaux sociaux et l’achat d’espaces sur des sites web », explique Martha Meeze de visit.brussels. « Une façon de montrer qu’il n’y a pas de tanks à Bruxelles et que la capitale propose toujours autant d’activités touristiques et culturelles ».

Tout l’art de transformer une difficulté en opportunité. Un bilan positif donc, pour cette campagne bruxelloise homemade. Reste à savoir maintenant quelles seront les retombées des explosions survenues au mois de Mars.

Tot binnenkort,

Léna

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